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Paiement partiel : la loi impose un reçu, pas une quittance.

Votre locataire n'a réglé qu'une partie du loyer. Établissez le document qui constate ce versement sans attester d'un paiement complet — le solde restant dû se calcule tout seul.

Étape 1 · vos informations

Renseigner le reçu

Le bailleur
Le locataire & le logement
Ce qui était dû
Ce qui a été versé
Solde restant dû0,00 €
Émission

Gratuit, sans inscription. Le reçu se télécharge directement depuis votre navigateur — aucune donnée n'est transmise.

Aperçu en direct

Receipt2Go
Reçu de paiement partiel
Période à renseigner
BailleurNom du bailleur
Adresse du bailleur
LocataireNom du locataire
Je soussigné(e) le bailleur, propriétaire du logement situé à l'adresse indiquée, reconnais avoir reçu de le locataire la somme de le montant versé, à valoir sur les sommes dues dus au titre du loyer et des charges pour la période de la période concernée. Ce versement étant partiel, il reste dû à ce jour la somme de le solde.
Loyer hors charges
Charges
Total dû pour la période0,00 €
Somme reçue
Solde restant dû0,00 €

Le présent reçu ne vaut pas quittance : il n'atteste que du versement mentionné ci-dessus.

Fait à …, le …
Signature du bailleur

Pourquoi un reçu, et pas une quittance

La règle tient en une phrase de la loi, et elle protège le bailleur bien plus que le locataire. Voici ce qu'elle dit, ce qu'elle implique, et ce qu'il faut faire ensuite.

Ce que dit la loi

Le dernier alinéa de l'article 21 de la loi n° 89-462 du 6 juillet 1989 ne laisse aucune marge d'interprétation :

« Si le locataire effectue un paiement partiel, le bailleur est tenu de délivrer un reçu. »

C'est une obligation, au même titre que la quittance, et soumise à la même gratuité : aucuns frais ne peuvent être facturés au locataire pour l'établissement du document.

La distinction protège le bailleur

On pourrait croire à une subtilité de vocabulaire. C'est en réalité la différence entre deux affirmations très différentes.

Une quittance dit : le locataire s'est acquitté du loyer et des charges pour cette période. Un reçu dit : j'ai reçu telle somme, à valoir sur telle autre, et il reste tant.

Si le locataire vous verse 300 € sur 710 € et que vous lui remettez une quittance, vous venez de signer un document attestant que la période est soldée. Le jour où vous réclamerez les 410 € restants, ce document vous sera opposé — et c'est vous qui l'aurez écrit. Le reçu évite exactement cela : il constate le versement sans rien attester au-delà.

C'est aussi la raison pour laquelle le générateur ci-dessus refuse de produire un reçu lorsque la somme reçue couvre la totalité du dû : dans ce cas, le document correct est une quittance de loyer, et l'outil vous y renvoie plutôt que de vous laisser établir une pièce inadaptée.

Ce que doit contenir un reçu de paiement partiel

La loi ne détaille pas le contenu du reçu comme elle le fait pour la quittance. En pratique, un reçu utile porte les mêmes éléments d'identification — bailleur, locataire, logement, période, lieu et date — auxquels s'ajoutent les trois montants qui font tout son intérêt :

  1. Le total dû pour la période, loyer et charges distingués comme sur une quittance.
  2. La somme effectivement reçue, qui est le fait que le document constate.
  3. Le solde restant dû à la date d'émission, explicitement chiffré.

Y ajouter la mention « le présent reçu ne vaut pas quittance » lève toute ambiguïté sur la portée du document. Le générateur l'inscrit automatiquement.

Le reçu n'est pas une renonciation

Délivrer un reçu ne vaut ni remise de dette, ni délai de paiement accordé, ni renonciation au solde. Le document ne constate qu'un encaissement. En mentionnant noir sur blanc ce qui reste dû, il documente au contraire l'impayé et sa date.

Établissez-en un pour chaque versement partiel plutôt qu'un décompte reconstitué après coup : vous obtenez une trace datée de chaque encaissement, ce qui vaut mieux qu'une reconstitution de mémoire si la situation se prolonge.

Et quand le solde est réglé ?

Une fois la totalité du loyer et des charges de la période encaissée, la quittance devient exacte : c'est le moment de la délivrer. Les reçus intermédiaires n'ont pas à être annulés, ils retracent l'historique des versements.

Pour tout ce qui concerne la quittance elle-même — ses mentions obligatoires, sa transmission par email, sa durée de conservation — le guide de la quittance de loyer traite le sujet en détail, textes à l'appui.

Questions fréquentes

Le bailleur est-il obligé de délivrer un reçu ?

Oui. Le dernier alinéa de l'article 21 de la loi du 6 juillet 1989 est explicite : si le locataire effectue un paiement partiel, le bailleur est tenu de délivrer un reçu. Comme pour la quittance, cette délivrance ne peut donner lieu à aucuns frais.

Puis-je délivrer une quittance pour un paiement partiel ?

C'est possible matériellement, mais c'est contraire à votre intérêt. Une quittance atteste que le locataire s'est acquitté du loyer et des charges de la période. En délivrer une alors qu'une partie seulement a été versée revient à reconnaître par écrit un paiement complet, écrit que le locataire pourra vous opposer si vous réclamez le solde.

Délivrer un reçu revient-il à renoncer au solde ?

Non. Le reçu ne constate que la somme effectivement reçue ; il ne vaut ni remise de dette, ni délai de paiement accordé. C'est même l'inverse : en mentionnant le solde restant dû, il documente précisément ce qui n'a pas été payé.

Que faire quand le locataire a fini de régler le solde ?

Une fois la totalité du loyer et des charges de la période encaissée, vous pouvez délivrer la quittance correspondante — c'est à ce moment-là qu'elle devient exacte. Les reçus intermédiaires n'ont pas à être annulés : ils retracent l'historique des versements.

Faut-il un reçu pour chaque versement partiel ?

C'est la pratique la plus sûre. Chaque versement fait l'objet de son propre reçu, avec le solde restant dû à la date d'émission. Vous obtenez ainsi une trace datée de chaque encaissement, ce qui vaut mieux qu'un décompte reconstitué après coup.